cecile-hournau

Ombres et lumières du violon romantique

10 juillet 2018 - 21h | Chapelle de l’Ermitage de Font-Romeu

Programme :

  • Johannes Brahms, Sonate pour violon et piano en la majeur n°2, op. 100
  • Robert Schumann, Sonate pour violon et piano en la mineur n°1, op. 105
  • Johannes Brahms, Scherzo de la sonate FAE

Avec : Agnès Pyka (violon), Laurent Wagschal (piano)

Fruit de seulement quatre jours de création fébriles, la Première sonate (1851) de Schumann témoigne d’un intérêt nouveau pour le violon, l’instrument qui (sans doute sous l’impulsion de son ami Ferdinand David, premier violon de l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig) sera l’un des moyens d’expression préférés dans les dernières années du compositeur. A l’opposé du caractère sombre, presque sauvage, de cette page, la très lyrique Sonate pour violon n° 2 (1886) montre un Brahms solaire et détendu dans l’une des œuvres où son génie coule à flots et tout respire sans aucune contrainte : le courant mélodique qui parcourt l’oeuvre, l’habilité de Brahms pour exploiter les ressources du violon ou l’équilibre miraculeux qu’il trouve avec le piano, impossible de ne pas tomber sous le charme de cette oeuvre. Un exploit déjà annoncé dans le scherzo de la Sonate pour violon F.A.E. (« frei, aber einsam », libre mais solitaire), écrit en 1853 par le jeune Brahms à trois mains avec son vénéré maître Robert Schumann et un élève de ce dernier, Albert Dietrich.